Home Mon Quartier Fondaudège & St-Seurin Rue Rolland, rue commerçants…

Perpendiculaire à celle du Palais Gallien, la rue Rolland mène vers le cours Clémenceau et le Triangle d’or. Populaire et chic à la fois. On a poussé les portes de ses nombreux commerces. Suivez le guide !

CHEZ MAGNE

Une institution à Bordeaux. La clientèle y est exclusivement masculine et la discrétion de rigueur. Lancé par Norbert Magne au milieu du vingtième siècle, ce salon de coiffure se veut haut de gamme et attire de nombreux VIP : élus municipaux, avocats ou châtelains sont notamment des habitués. L’académicien Maurice Druon ou l’archéologue Robert Etienne faisaient eux aussi partie des fidèles. « Chez Magne », comme disent les connaisseurs, est d’abord une référence. L’adresse se transmet de génération en génération et les clients viennent de tout le département pour s’y faire coiffer. Et de plus loin encore. Rodolphe Piette, ancien formateur chez Pigier et propriétaire des lieux depuis deux ans, y accueille ainsi les petits-enfants des premiers clients… Il représente aujourd’hui la troisième génération de coiffeurs du salon après Norbert Magne et Gérard Travert. A 41 ans, ce Bordelais d’adoption y perpétue donc l’histoire, entre tradition et modernité. Son employée, qui a fêté ses 25 ans fin novembre, y apporte elle aussi sa touche. « Elle attire une nouvelle clientèle », a-t-on entendu dans la rue. Depuis la fin de l’été, le salon s’est ainsi lancé dans une activité de barbier. Emulsion au blaireau, rasage au coupe chou, serviette chaude… Rien ne se perd !

11 rue Rolland. Tél : 05 56 44 26 21.

 

AU CENTRE DE L’EAU

On vient y pratiquer l’aquabike. Une activité très tendance en ce moment, à mi-chemin entre l’aquagym et le vélo en salle. La discipline consiste en fait à pédaler sur un vélo immergé dans un bassin avec de l’eau tempérée jusqu’à la poitrine. Au Centre de l’eau, qui a fêté ses deux ans fin octobre, les séances durent quarante-cinq minutes et se déroulent avec un nombre de participants limité : pas plus de six personnes dans le bassin. Un choix défendu par les deux coachs qui peuvent ainsi mieux personnaliser et adapter le programme des clients. Anne Chiodi, la fondatrice du centre, ne manque d’ailleurs pas d’expérience dans le domaine. Ancienne prof d’EPS, elle a notamment participé à la création de tous les centres de remise en forme du parc Disneyland ou encore à celle d’un des premiers spas aquabike à Paris… Animées par Anne ou Jérémy selon les heures de la journée, les séances se déroulent toujours en musique et permettent de développer les capacités cardio-vasculaires, l’endurance ou de muscler ses jambes. Quant aux résultats observés sur la silhouette, ils dépendent bien évidemment de chacun et du temps que l’on investi pour la pratique : taille affinée, fessiers raffermis, jambes mieux galbées, cellulite gommée. Une pratique sportive que le centre associe directement à la santé puisqu’il travaille également avec une ostéopathe, une diététicienne nutritionniste et une esthéticienne masseuse qui reçoivent sur rendez-vous. Les séances d’aquabike, elles, s’enchainent toutes les heures. Fort agréable quand son agenda ressemble parfois à celui d’un ministre.

22 rue Rolland. Tél : 05 56 48 28 54.
www.aucentredeleau.com

 

LAETITIA MAC LEOD

Biochimie et couture. Des domaines que rien ne lie à priori. Laëtitia Mac Leod, elle, a réuni ces deux passions pour en faire son métier. Après avoir travaillé au service contrôle et qualité des médicaments chez Sanofi puis dans un laboratoire marseillais de recherches aromatiques, cette mère de famille s’est lancée il y a une dizaine d’années dans la création de robes de mariée. Toujours sur mesure, selon des techniques de haute couture, parfois en chocolat pour un salon international, ou encore parfumées avec sa propre création : un parfum à base de rose qui porte tout simplement son nom. Une méthode si inédite qu’elle lui a d’ailleurs valu d’être récemment primée au Concours de l’innovation de la Chambre des métiers de Gironde. Uniques, les créations de Laëtitia Mac Leod sont le fruit de cinq rencontres avec la future mariée. Et les matériaux utilisés traduisent l’attachement de la créatrice à un style raffiné : soie, mousseline, organza et dentelle de calais… Prix d’appel : 1 500 euros. Mais l’addition peut monter jusqu’à
4 000 euros selon les choix et le temps investi. « 80 heures en moyenne », raconte Laëtitia Mac Leod, qui en confectionne une cinquantaine par an dans son atelier et parcourt régulièrement le monde pour des salons. Elle était ainsi sur l’île de la Réunion fin novembre, où son père est aujourd’hui installé. Ou comment lier l’utile à l’agréable.

13 bis rue Rolland. Tél : 05 56 51 31 66.
www.laetitiamcleod.com

 

BAR A VINS EL PICADOR

Autant être clair dès le départ : pousser la porte du Picador en espérant y manger un bon couscous s’avèrerait vain. Tout autant que demander à se faire servir un coca-cola. Juan Arazola, le patron, apprécie le bon vin comme les gens qui en boivent. Et pour cause. Restaurant spécialisé dans la cuisine espagnole, tenu par un couple andalou depuis plus de trente ans, El Picador est désormais un bar à vins/tapas. Une envie d’évoluer et de changer de formule. La nouvelle, lancée fin octobre après trois mois et demi de travaux, tourne aujourd’hui autour des vins français, espagnols ou italiens, servis avec une sélection de tapas. « Ce n’est plus la boisson qui vient accompagner le repas mais les tapas qui accompagnent le vin », résume Juan Arazola. Fameux jambon bellota, camembert rôti, couteaux à la plancha, poulpe gallega… Le bistrot en propose une quinzaine différentes. Rien de figé cependant : le chef travaille uniquement avec des produits frais et renouvelle régulièrement sa carte. Autre nouveauté : la cuisine est dorénavant ouverte sur la salle et l’on peut donc y voir Juan à l’œuvre. Très à la mode dans les établissements de restauration, une formule « After work » est proposée du mardi au jeudi de 18 heures à 20 heures. Au-delà, on peut y venir à n’importe quel moment de la soirée, jusqu’à 23h59 !

16 rue Rolland. Tél : 05 56 01 01 83. www.elpicador.com

 

LA COMEDIE GALLIEN

Stéphane Guillon, Gad Elmaleh, Anne Roumanoff ou Christophe Alévêque y ont fait leurs armes, bien avant d’apparaître sur nos petits écrans. Et les comédiens plus modestes, mais tout aussi talentueux, apprécient toujours l’ambiance des lieux : chaleureuse, conviviale et familiale. Les Suisses Jacky et Roger, bien connus du public romand, viennent d’y présenter leur dernier spectacle et l’inclassable Monsieur Fraize s’y installera quelques jours à partir du 11 décembre. Que dire de Réda Kouidri, le gérant de la Comédie Gallien ? Un personnage à lui tout seul : spontané, drôle, efficace, dénicheur de talents. S’il fallait choisir un seul mot, ce serait « passionné ». Ingénieur du son de métier, il est entré à la Comédie il y a quatorze ans, quelques années après sa création par Annie Zottino. Des précurseurs du café-théâtre à Bordeaux. La salle n’accueille pas plus de 150 personnes, le punch y est servi au début et à la fin de chaque représentation, et lorsqu’il s’agit des spectacles pour enfants, le saladier de bonbons ne se trouve jamais bien loin. « On démystifie le contexte du spectacle brut de pomme. Les spectacles sont vivants, les clivages brisés, et tout le monde s’amuse », témoigne Réda Kouidri. Humour, émotion, plaisir : un véritable « style gallien ». Inimitable.

20 rue Rolland. Tél : 05 56 44 04 00.
www.comediegallien.fr

 

L’ASILE

Un repère d’artistes et d’artisans. Créée il y a un peu plus d’un an à l’initiative d’un étudiant des Beaux-Arts, l’association regroupe aussi bien des architectes, un menuisier, un peintre en décor, une couturière ou encore des graphistes. Le local compte cinq pièces réparties sur deux étages et est décrit par ses occupants comme « polymorphe, conçu pour être modulable et accueillir la plus grande variété de manifestations possible tout en restant un lieu de production et de travail ». Du concert à l’exposition, de la représentation au concours en passant par la projection… De nombreux événements y sont organisés tout au long de l’année. Ses adhérents y ont d’ailleurs accès 24h/24. Le collectif compte à ce jour une quinzaine de membres actifs et recherche régulièrement de nouvelles personnes pour partager l’atelier, le loyer ainsi que les idées ! Paraît-il qu’on y ouvre « toutes les portes de l’infini »…

26 rue Rolland. Tél : 05 56 60 55 78.
http://l-a-s-i-l-e.com

 

LA CORDONNERIE BORDELAISE

Une cordonnerie qui ne ressemble pas vraiment à l’image qu’on en a. Les chaussures n’y sont pas empilées sur une étagère en bois mais soigneusement rangées dans un placard aux portes miroir, les outils invisibles et les odeurs de solvants inexistantes. Caricatural, certes. Mais il faut bien dire que l’affaire de Daniel et Dominique Laboye, lancée il y a maintenant 35 ans, ne trouve pas beaucoup de concurrentes sur la place bordelaise. Peu importe les autres : les Laboye ne tombent pas dans la critique facile et se concentrent sur ce qu’ils savent faire de mieux. « De la cordonnerie très traditionnelle », explique Madame entre deux clients. Accueil, conseils, vente de chaussures et d’accessoires… La boutique de la rue Rolland n’est en fait qu’une antenne de la cordonnerie. Son mari, « l’homme de l’art » comme elle le présente, travaille dans un atelier situé à Mérignac. Avec une exigence de qualité et une technicité devenues rares. Qu’il s’agisse d’un ressemelage cuir pour les souliers de messieurs ou d’une restauration des talons pour les dames, de chaussures haut de gamme ou non, le travail reste le même : artisanal. Des coutures nettes, des temps de séchage respectés et un cirage parfait avant le retour au magasin… Et qu’on se le dise : si certaines paires vendues en boutique peuvent paraitre inaccessibles, les travaux de « restauration » ne coûtent pas forcément plus cher que dans une grande surface…

8 rue Rolland. Tél : 05 56 52 81 40

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