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Home À la Une Caudéran, le coup de jeune sur le commerce

En quelques mois, une nouvelle vague de commerçants s’est installée à Caudéran et en particulier place de l’église. Rencontre avec l’un d’eux, porte-parole de cette génération : Christophe Bibes, patron du Café de la Place, établissement qui vient de fêter son premier anniversaire.

Restaurateur de père en fils ?
Christophe Bibes : Pas du tout, dans ces mêmes locaux, mon père a longtemps tenu un garage automobile. Une institution à Caudéran qui est restée en activité plus de 40 ans. La famille Bibes est une des plus vieilles familles de Caudéran, privilège que nous partageons avec la boucherie Bost et le tabac presse Molinat-Sarrot.

J’imagine que vous avez dû procéder à quelques travaux de transformation ?
CB : Oui, on ne s’est pas contenté de changer d’huile (rires) ! Il a fallu un an et demi pour tout casser et tout aménager et arriver au décor que nous connaissons aujourd’hui.

Avez-vous trouvé la bonne formule dès le départ ?
CB : Non, nous avons su évoluer en fonction des demandes de nos clients. Au départ nous étions une crêperie, ensuite sont arrivées les salades, puis les plats traditionnels d’une brasserie et plus récemment les tapas. À ce jour, les formules se sont ajoutées les unes aux autres et notre carte est ainsi très copieuse.

Ce dont vous êtes le plus satisfait ?
Du succès de nos soirées tapas du jeudi. Peu de gens y croyaient alors que nous sommes parvenus à fidéliser une clientèle toujours plus nombreuse. Beaucoup d’habitués des quatre coins de la CUB sont ravis de participer à ce genre de soirées sans être obligés d’aller au centre de Bordeaux où il est devenu pratiquement impossible de se garer. Pour d’autres, nous sommes une première halte sympathique d’un périple qui se prolongera jusqu’à tard dans la nuit.

Une préoccupation ?
CB : Ne pas s’endormir sur nos lauriers. Rien n’est acquis. Le Café de la place, c’est onze salariés, ça commence à compter, il faut « envoyer », comme on dit dans la profession.

Et le quartier, toujours aussi désespérément calme ?
CB : Attention aux idées reçues. La place de Caudéran ne ressemblera jamais à celle de la Victoire, mais les choses évoluent dans le bon sens. L’arrivée en quelques mois de plusieurs nouveaux commerçants participe au regain d’animation de notre secteur. Avec Thierry le caviste, Stéphanie le salon de coiffure, Nathalie le prêt-à-porter, Éric du restaurant l’Aneth, David de Beauty Success ou Christophe de l’Atelier d’Haritza, nous formons une bonne équipe. Nous avons tous intérêt à créer une dynamique dans notre quartier, à jouer collectif.. Et en plus on aime ça.

Des idées pour concrétiser vos souhaits ?
CB : Nous voir régulièrement pour discuter et coordonner nos initiatives. C’est ce que nous faisons. Nous voulons aussi associer « les anciens » qui nous font partager leur expérience et leur bonne humeur. Nous espérons que cette année les décorations de Noël seront un peu plus « pêchues » que les fois précédentes. Le marché bio du samedi matin demande à être reboosté et élargi à d’autres commerçants, la place de l’église n’est pas assez utilisée comme lieu de divertissement et de manifestations culturelles ou commerciales.

Et l’arrivée de nouveaux collègues, vous y songez ?
Bien sûr, il nous manque par exemple un poissonnier. Il serait le bienvenu ! Et puis, il n’y a pas que sur notre place que l’on trouve des commerçants, il y en a aussi place de Lestonnat, à Mondésir… Nous devons les associer à nos campagnes de promotion. À Caudéran, on recense près d’une centaine de commerçants et cela ne se sait pas assez.Retour ligne automatique

Le tram a oublié Caudéran, le regrettez-vous ?
CB : Je vais passer pour un extraterrestre mais je continue à penser que la qualité de vie de notre quartier-village, cet environnement qu’on nous envie, auraient pâti du passage du tramway. Aucun regret !

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