Home Mon Quartier Caudéran AGJA, bienvenue en Caudéranie

Comme la plupart des associations bordelaises, l’AGJA était présente le dimanche 22 septembre au Hangar 14 pour participer au forum. Une occasion de rencontrer des membres de l’équipe de direction de ce pilier associatif de Caudéran, son président Paul- Henri Schmidt et son secrétaire général Gérard Belda.

Pour vous, comment se déroule ce forum ?
Paul- Henri Schmidt : Très bien, nous sommes pour la première fois au 1er étage. Nous voyons sans doute un peu moins de monde qu’au rez-de-chaussée, mais nous évitons la cohue.

Des personnalités sont-elles venues vous saluer ?
Gérard Belda : Oh que oui, on a vu défiler presque tout le monde. Pas de doute, on est entré en campagne électorale. C’est le bon moment pour les dirigeants d’associations d’exprimer des doléances et faire passer des messages.

À l’AGJA, on sait se montrer revendicatif ?
P.-H. S. : Non ce n’est pas le genre de la maison et globalement nous n’avons pas vrais motifs. Notre association fonctionne très bien nous travaillons en bonne intelligence avec la ville de Bordeaux, nous serions injustes de nous plaindre.

L’AGJA en bref c’est ?
P.-H. S. : Une vieille dame de 107 ans si l’on se réfère à son histoire mais c’est aussi une association dans la force de l’âge avec plus de 4 000 adhérents, des activités par dizaines et un encadrement qui dépasse les 100 personnes.

On dit qu’à Caudéran, vous êtes un état dans l’état.
G. B. : Pas du tout, nous sommes au service des habitants de notre quartier et nous ne sommes pas la seule association dans ce cas. Il est vrai que nos adhérents représentent plus de 10 % de la population de Caudéran.

L’AGJA, c’est presque une PME ?
G. B. : Nous tenons à notre statut d’association à but non lucratif. Le président et les membres du bureau qui l’entourent sont bénévoles. L’aspect entreprise, nous l’assumons, sachant que nous établissons 110 bulletins de salaire par mois ce qui équivaut à un effectif de 27 personnes à temps plein. On est loin du patronage des années 60.

Ce dont vous êtes le plus fier ?
P.-H. S. : De notre polyvalence et notre capacité à nous adapter au goût de notre public. Sous nos couleurs, on trouve aussi bien une équipe de handball qui évolue à un haut niveau, que des équipes de football, de basket, de volley engagées dans leur championnat. Elles cohabitent avec une multitude d’activités sportives ou culturelles pratiquée sans esprit de compétition. Quant à la capacité à intégrer de nouvelles disciplines, on la retrouve dans notre offre d’activités : je cite de mémoire la rando poussette, la danse country, le Qi Gong ou le yoga destiné aux enfants ainsi que des ateliers de bandes dessinées, toujours en direction des ados. Je trouve aussi que notre initiative la plus récente, la Caudéranie, une randonnée très conviviale dans notre quartier-village est une réussite. La deuxième édition se déroule le 29 septembre.

Avec la ville de Bordeaux, comment cela se passe-t-il ?
P.-H. S. : Nous avons démontré que nous étions des partenaires crédibles et efficaces, ce qui nous vaut notre statut de maison de quartier depuis 1992. Avec ce label, on nous confie la gestion et l’encadrement de ce que l’on appelait hier les centres aérés. C’est près de 700 enfants qui sont accueillis durant l’année scolaire, chaque semaine et durant les vacances. Nous sommes également partie prenante dans les discussions pour appliquer à la rentrée prochaine la réforme des rythmes scolaires.

L’AGJA a la réputation d’être riche ?
G. B. : Nous aimerions bien mais malheureusement… Cette réputation, vient du fait que nous sommes propriétaires d’une partie des installations que nous occupons. C’est l’héritage du patronage. Notre siège social rue Gambetta nous appartient et nous l’avons agrandi récemment en finançant les travaux sur nos fonds propres. Nous sommes aussi propriétaires d’une grange dans les Hautes-Pyrénées pour accueillir nos randonneurs. On nous compare parfois à l’AJ Auxerre de Guy Roux, seule équipe de Ligue 1 à être propriétaire de son stade et de ses installations et comme Guy Roux, à l’AGJA, nous savons nous montrer économes.

AGJA est né en 1972 de la fusion de deux patronages catholiques, l’Avant Garde de Caudéran et la Jeanne d’Arc,  que reste-t-il de votre héritage confessionnel ?
P.-H. S. : Par tradition, nous maintenons notre affiliation à la Fédération Sportive et Culturelle de France qui regroupe tous les patronages. Pour le reste, les temps ont changé, nous ne sommes plus à l’époque de la création de ces patronages, celle où l’on promulguait la loi séparant l’Église et l’État. Nous assumons notre passé mais nous sommes devenu une association résolument laïque.

Vous seriez un président totalement heureux si ?
P.-H. S. : Si… la ville de Bordeaux décidait prochainement de rénover la Chartreuse du Parc de Lussy. Ce ne serait pas un luxe, les locaux sont assez vieillots. Il faut que j’en parle… Tenez cela tombe bien, j’aperçois Monsieur Juppé qui vient nous rendre visite, je vais lui en toucher deux mots.

Bonne chance président !


L’AGJA
Maison de quartier
Siège social : 8, rue Gambetta
Tél. : 05 56 08 67 79 - Tél. après 18 h : 05 57 22 91 35
Site internet : www.agja.org

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