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Home À la Une Souscription Plensa, à votre bon cœur M’sieur dame !

L’idée a été lancée de solliciter les Bordelais pour participer à une souscription en vue d’acheter une œuvre de Jaume Plensa.

Quand on parle de choc culturel provoqué par un sculpteur dont les œuvres ont été exposées sur le domaine public, on pense bien sûr à Ousmane Sow et son devenu célèbre Little Big Horn. Un choc équivalent semble s’être produit avec les travaux artistiques de Jaume Plensa installés à Bordeaux depuis le 27 juin. Le sculpteur catalan aime à dire que l’on connaît la valeur de ses créations, une fois qu’elles sont retirées. On le saura donc le 6 octobre, date officielle de leur enlèvement.
Avant même cette échéance, on peut, sans se tromper, annoncer que leur valeur est grande tant elles ont marqué les esprits. La perspective de ne plus en voir aucune a conduit un amoureux des arts et des lettres, Jean-Claude Meymerit, a proposer qu’une souscription soit lancée auprès de tous les bordelais pour acquérir l’une des sculptures de Plensa. Le journal Sud-Ouest du 11 septembre a relayé cette astucieuse et généreuse idée. Dans le même temps Alain Juppé reprenait ce concept au cours de sa conférence de presse de rentrée.

DSC_2034Une démarche qui n’est pas inédite

Cet appel aux dons a été reçu cinq sur cinq par de nombreux bordelais qui ont applaudi l’initiative de J.C. Meymerit, allant jusqu’à lui proposer de lui envoyer de l’argent. La collecte de dons pour l’achat d’une œuvre d’art n’est pas une démarche inédite. La Grande Bibliothèque de France ou encore l’Opéra ont récemment lancé des souscriptions pour acheter un ouvrage ou restaurer des décors. La ville d’Antibes a procédé de cette façon en 2009 pour devenir propriétaire d’une sculpture de… Plensa. Possible ne veut pas dire facile. Jean-Claude Meymerit est le premier à rappeler les limites de ses prérogatives : agitateur d’idées, oui, promouvoir le concept, il sait faire, mais devenir collecteur de fonds n’est pas dans ses compétences. Voilà pourquoi il a écrit au maire de Bordeaux et à son adjoint à la culture Dominique Ducassou pour qu’ils deviennent les trésoriers de cette opération et bien sûr les principaux mécènes.

Lorsque le cadre juridique sera trouvé, il restera à résoudre d’autres problèmes qui découlent de ces questions : combien vaut une sculpture de Plensa ? Certaines avoisinent le million d’euros ; en théorie chaque bordelais devra donc verser 4 euros pour l’achat d’une création de ce prix. Quelles œuvres sont à vendre ? La plupart de celles exposées à Bordeaux ne l’était pas. Et enfin, quelle silhouette les bordelais souscripteurs veulent-ils acquérir ? Jean-Claude Meymerit a un point faible pour celle installée sur ses terres de la Bastide. Le visage Sanna exposé la place de la Comédie et celui de Paula, place Peyberland, ont fait forte impression, les sept personnages méditant au pied des arbres du Jardin Public fonctionnent parfaitement dans ce cadre bucolique.

C’est à partir du 7 octobre avec le départ des œuvres de Plensa que l’on mesurera la motivation des bordelais pour permettre le retour de l’une d’elles.

Les bordelais sont invités à dommer leur avis à l’adresse suivante : www.bordeaux.fr/p89384

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