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Home À la Une Quel avenir pour l’immobilier à Bordeaux ?

À Bordeaux comme dans toutes les grandes villes de France, la grande bataille de la propriété immobilière urbaine se jouera, dans les prochaines années, sur le champ de plus en plus restreint, que représentent les 41.995 immeubles restant potentiellement accessibles, c’est-à-dire les immeubles détenus en uni-propriété par les personnes physiques (35.818 immeubles), les sociétés commerciales, les congrégations religieuses et les SCI. Inéluctablement, un jour ou l’autre, ils seront vendus soit à la Ville, soit à des investisseurs institutionnels, soit mis en copropriété.

Le terrain de cette bataille ?
L’ensemble des quartiers de Bordeaux.

Le trésor le plus convoité ?
Les immeubles restant la propriété unique de familles ou de personnes physiques… car ce sont indéniablement les proies les plus faciles bien qu’à Bordeaux, compte tenu de leur taille souvent modeste (celle des échoppes par exemple), résisteront bien à l’impôt sur les successions. Ceci devrait retarder leur disparition.

Les perdants ?
Ils sont connus d’avance : les propriétaires privés, les sociétés commerciales, les SCI et les congrégations religieuses.

Les futurs vainqueurs ?
La copropriété, la Municipalité et les collectivités locales, et les investisseurs institutionnels.

Les armes des conquérants ?
Pour la Municipalité, à travers son pouvoir sur les permis de construire, la puissance quasi-absolue – et presque similaire à celle de l’État – que lui donne le droit d’agir à sa guise au nom de l’intérêt collectif : droit de préempter, droit d’expulser, droit d’exproprier. Des limites toutefois à ce pouvoir : l’argent et les comptes à rendre aux citadins-électeurs, ainsi que les recours au nom de l’abus de pouvoir ou pour raisons d’écologie.

Les armes des institutionnels ?
L’argent et le temps ! L’argent qui coule des cotisations des retraites, des primes d’assurance comme d’une corne d’abondance éternelle ; et le temps concrétisé par un droit comptable d’amortissement de quatre-vingt-dix ans, (une éternité) !

L’arme de la copropriété,
C’est le nombre, l’immense multiplicité toujours grandissante. De quelques dizaines de copropriétaires bordelais dénombrés en 1950, ils sont aujourd’hui plus de quarante mille, personnes physiques et sociétés confondues.

 

 

Le match Paris- Bordeaux

La valeur totale de Paris est de 706,8 milliards d’euros, soit 21 fois la valeur de Bordeaux, sans compter bien sûr les estimations de la Tour Eiffel, du Palais de l’Élysée, du Musée du Louvre, etc, tous les monuments «atypiques» de Paris.

Il y a là, dans cette différence égale à 20 une certaine logique. Bordeaux, en population est dix fois plus petite que Paris. Quant aux prix des biens, ils sont plus de deux fois moindres. L’intérêt principal de cette comparaison réside dans la différence de structure de la constitution des prix. À Bordeaux le prix se répartit de la manière suivante : 74,3 % pour l’habitation, 20,1 % pour les bureaux et 5,6 % pour les commerces. Les pourcentages sont les suivants : habitation 89,6 %, bureaux 4,7 % et commerces 5,7 %.

(Extrait de l’ouvrage de Patrice de Moncan – « Que vaut Bordeaux ?« )

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