alpierre-immo
Home Mon Quartier Cœur de ville Pas de repos pour le shopping !

De nombreux commerces de l’hyper-centre sont tentés par des ouvertures dominicales. Pour ou contre, il va falloir pourtant s’y mettre…

L’ouverture dominicale des commerces en France est une problématique lourde et souvent abordée car l’hexagone est la première destination touristique mondiale. Très concernés, les grands magasins parisiens plaident depuis de nombreuses années pour l’ouverture le dimanche, invoquant que la clientèle étrangère représente 50% de leur vente. L’enjeu est le même à Bordeaux. Selon le ministère du travail et de l’emploi, les dérogations sont accordées pour les zones touristiques ou frontalières avec plus d’un million d’habitants. Les commerces de détails alimentaires doivent fermer à 13h et pour les autres, des dérogations prévoient l’ouverture cinq dimanches par an, ces derniers étant largement choisis au moment des fêtes. Les salariés travaillant ces jours fériés doivent être payés un salaire au moins double et un repos compensateur équivalent en temps (en même nombre d’heures travaillées ce jour-là) doit être alloué. Cependant, les commerces de détail non alimentaires situés dans une commune touristique ou thermale, ou dans une zone touristique d’affluence exceptionnelle ou d’animation culturelle permanente, peuvent, sans autorisation préalable, ouvrir le dimanche. Bordeaux bénéficie donc de cette mesure dérogatoire puisque la ville est reconnue d’intérêt touristique, par arrêté préfectoral.

Des avis mitigés
Linda, gérante d’un restaurant dans le centre, se prononce pour, mais à certaines conditions. « Pour les personnes qui travaillent six jours sur sept, l’ouverture des boutiques le dimanche permet de faire ses courses tranquillement. Je suis favorable à cela mais pour les salariés il faut que cela se fasse sur la base du volontariat et que le salaire soit doublé », nuance-t-elle. Selon Carole, « ouvrir les commerces le dimanche est une bonne chose, cela limitera les bousculades que l’on déplore le samedi. » Côté commerçants l’avis est assez unanime : « travailler le dimanche ne me dérange pas. J’aime au contraire avoir une activité », assure Marjorie, vendeuse dans une enseigne de la rue Sainte-Catherine. Pour Edouard, responsable de la boutique Case4You rue Sainte-Catherine l’ouverture le dimanche est perçu comme un sacrifice : « nous n’avons pas le choix, nous allons devoir nous y mettre, sinon c’est un manque à gagner et un manque de visibilité ». Personne n’a dit pas de shopping après les prières du dimanche matin, n’est-ce pas ?

Commenter cet article