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Home À la Une Nicolas Beraud entre en jeux

Gaming Fondateur de BetClic en 2005, Nicolas Beraud est installé à Bordeaux depuis deux mois pour développer TripleFun, une nouvelle start-up spécialisée dans la conception de jeux accessibles sur les téléphones portables. Explications, en lignes,  de ce nouveau… pari.

Pour vous, BetClic c’est déjà une histoire ancienne ?
Oui j’ai quitté BetClic il y a 2 ans. Je suis maintenant concentré à 300% dans ma nouvelle société TripleFun.

 

BetClic en quelques mots ?
BetClic a été une aventure fantastique. Je suis parti à Londres en 2005 sans parler un mot d’anglais pour lancer une société de paris sportifs en ligne : BetClic. Nous étions 8 au démarrage en 2006. Quatre ans après, en 2010, BetClic c’était déjà plus de 500 salariés dont 200 en France, un chiffre d’affaires de plusieurs centaines de millions d’euros, sponsor maillot de l’OM, l’OL et de la Juventus de Turin, leader du pari sportif en ligne en France et dans le top 5 en Europe. En 2008 nous avons accepté une offre de rachat de Stéphane Courbit associé à la Société des Bains de mer de Monaco. J’ai dirigé la société jusqu’à fin 2011, moment où j’ai décidé de partir pour préparer mon nouveau projet.  Après une période de réflexion et de rencontres, j’ai affiné mon concept que j’ai lancé en début d’année 2013. Je suis arrivé à Bordeaux en septembre dernier avec ma femme et mes deux filles pour accélérer le développement.

 

En quoi consiste votre nouvelle idée ?
C’est donner la possibilité à tous les propriétaires de smartphones et de tablettes, quelle qu’en soit la marque, de pouvoir à tout moment se distraire, occuper son temps libre en accédant à des jeux simples, conviviaux et amusants. Nous avons plusieurs concepts originaux que nous sommes en train de développer. Notre cœur de cible, c’est simple, c’est tout le monde, ils jouent soit chez eux ou soit dans les salles d’attente, le tramway, les gares… tous les lieux où on a besoin de passer le temps et où bien sûr l’usage du téléphone est autorisé !

Et pourquoi votre venue à Bordeaux ?
C’est une ville merveilleuse. Mais pour être tout à fait exact, je ne viens pas à Bordeaux, j’y reviens. J’ai fait mes études il y a vingt ans à l’ENSEIRB, une excellente école d’ingénieurs du campus de Talence et je ne garde que des bons souvenirs de cette époque. La ville s’est depuis métamorphosée. Le quartier des Chartrons dans lequel nous sommes est un vrai bonheur. Et puis nous avons la chance de travailler sur les quais dans des bureaux situés dans un immeuble prestigieux. C’est mon ami Julien Parrou, PDG de la société ConcoursMania qui m’a proposé de nous héberger au démarrage, et un tel environnement facilite grandement notre intégration.

 

Allez-vous trouver à Bordeaux les moyens de votre développement ?
C’est une des raisons de notre implantation. Bordeaux a un long historique dans le domaine du jeu vidéo. Nicolas Gaume en a été à l’origine en créant il y a plus de 20 ans Kalisto. Depuis de nombreuses sociétés dans ce domaine se sont développées. Par ailleurs on trouve ici beaucoup de compétences, des écoles d’ingénieurs, de multimédia, des graphistes, des designers et donc des opportunités pour trouver des collaborateurs d’excellent niveau.

 

Pourquoi ne pas vous être lancé dans la conception de jeux vidéo pour consoles ?
C’est un autre métier qui nécessite des compétences et moyens différents.  Aujourd’hui leur création s’apparente à celle des longs métrages pour le cinéma. Scénario, effets spéciaux, réalisation… Les meilleurs jeux sont des super-productions, ils peuvent rapporter gros mais nécessitent des investissements colossaux. Les jeux que nous concevons pour les portables sont à taille humaine. Ce qui me plait dans les jeux sur Smartphones, c’est la proximité que vous pouvez avoir avec vos joueurs. Si l’investissement est moindre, le nombre d’utilisateurs potentiels est lui beaucoup plus important. La dernière Xbox s’est vendue à quelques 80 millions d’exemplaires en 8 ans alors que nous avons franchi la barre du milliard d’utilisateurs de téléphones portables et tablettes.

 

TripleFun, quelle est la marge de progression ?
Pour créer TripleFun, je me suis associé avec mon partenaire de toujours, Éric Moncada qui est basé à Paris. Au total nous sommes une quinzaine de salariés et notre intention est bien sûr de continuer à monter en puissance et d’accroître nos effectifs. Notre premier jeu sera en ligne au début de l’année prochaine et nous sommes impatients de voir comment il va être accueilli.

 

Quels sont vos concurrents ?
Il y  a des centaines de sociétés comme la notre, réparties dans le monde entier, c’est un énorme marché, en pleine croissance, il est logique qu’il soit très compétitif. À nous de nous montrer inventifs, motivés, réactifs en y ajoutant notre french touch ou plutôt « Bordeaux » touch.

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