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Home Actu Les quartiers de Bordeaux revus et corrigés

Bordeaux était jusqu’ici découpé en huit quartiers calqués sur les cantons urbains. La ville a voulu modifier certaines frontières pour parvenir à un meilleur équilibre démographique et sociologique. Entretien avec Jean-Louis David, adjoint au maire en charge de la vie urbaine et de la coordination de la politique de proximité. Maire adjoint du quartier Saint-Augustin.

 

Redécouper son territoire est-ce devenu pour les élus un phénomène de mode ?
JLD : Je ne le crois pas en tout cas nous n’avons pas les mêmes ambitions que le Président de la République ? Nous n’avons pas employé les mêmes méthodes pour modifier les limites de nos quartiers et nous ne voulons pas en diminuer le nombre pour faire des économies. Bordeaux a toujours ses huit quartiers.

Quelle est l’ampleur de ce redécoupage ?
JLD : Il est minime si l’on se réfère aux modifications apportées. Si j’évoquais, dans ma première réponse, l’emploi d’une autre méthode que celle de la Réforme territoriale, c’est que notre souci d’écouter les habitants a été constant avant de prendre des décisions. La période électorale a été propice pour ouvrir ce dialogue. Nous avons pris en compte ce qui nous était demandé.

Pouvez-vous nous citer quelques exemples ?
JLD : Dans l’ancien découpage, les secteurs Saint-Paul et Saint-Eloi étaient rattachés au quartier Saint-Augustin, or le périmètre autour de la Grosse Cloche et du Cours Victor Hugo vivent à l’unisson avec le centre ville, il était logique de l’associer à ce secteur. Dans le même esprit, nous avons davantage associer Saint-Michel à Bordeaux sud et nous avons inclus l’ensemble des Chartrons au quartier Grand Parc/Jardin Public. Ces ajustements, je les qualifierais de sociologiques. Ils tiennent compte des réalités urbaines d’aujourd’hui et de leurs évolutions. Bordeaux-Maritime par exemple ne cesse de s’étendre et de compter de nouveaux habitants, l’alléger des Chartrons était devenu nécessaire. En terme de population, ce redécoupage va aboutir à des quartiers plus équilibrés.

Avez-vous eu des arrières pensées électorales ?
JLD : Si nous pensions reconquérir politiquement certains cantons urbains, c’est raté puisque le gouvernement a décidé de supprimer les Conseils départementaux !

La gouvernance de ces quartiers va-t-elle être revue ?
JLD : Oui, là aussi nous tenons compte des expériences acquises. Nous avions tenté la formule du tirage au sort pour une partie des 40 membres des Commissions permanentes qui suivent et participent à la vie de chacun des quartiers. Ce mode de désignation a été un tel succès que nous avons décidé de l’étendre. Sur les 40 membres des commissions, 20 vont être tirés au sort et l’autre collège continuera à être composé de personnalités qualifiées. L’objectif, c’est que ces conseils consultatifs soient à l’image des quartiers davantage composés comme l’on dit « de vrais gens issus de la vraie vie ».

Les Assemblées de quartier vont-elles être maintenues ?
JLD : Oui bien sûr, il s’agit des assemblées plénières qui ont lieu dans chaque quartier. C’est un rituel auquel nous tenons, les habitants y viennent nombreux et les élus comme les services techniques ne sont pas ménagés. L’expression libre des citoyens est indispensable au bon fonctionnement de la démocratie participative.

 

Les quartiers, les élus

Quartier 1 : Bordeaux maritime, maire adjoint Nathalie Delattre
Quartier 2 : Chartrons/Grand Parc /Jardin Public, maire adjoint Anne-Marie Cazalet
Quartier 3 : Centre ville, maire adjoint Laurence Dessertine
Quartier 4 : Saint-Augustin/Tauzin/Alphonse Dupeux, maire adjoint Jean-Louis David
Quartier 5 : Nansouty/Saint-Genès, maire adjoint Fabien Robert
Quartier 6 : Bordeaux sud, maire adjoint Emilie Kuziew
Quartier 7 : Bastide, maire adjoint Jérôme Siri
Quartier 8 : Caudéran, maire adjoint Pierre Lothaire

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