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Home Mon Quartier La Bastide La rive droite en alerte, les digues auront bientôt la cote !

Les berges naturelles de la Garonne sur la rive droite manquent de hauteur. En cas de crues, des inondations sont possibles. Pour que les premières constructions du projet Garonne Eiffel obtiennent leur permis, les digues vont être confortées.

« Jean-Michel Wilmote, l’architecte, a construit notre bâtiment en tenant compte de la cote de la crue de 1999, j’espère qu’il ne s’est pas trompé…« . Samedi 1er février, alors que le jour se lève à peine, Dominique Garnier, le directeur de la Banque Populaire, est inquiet. La Garonne est sur le point d’atteindre son pic de montée et l’avenue est déjà envahie par les eaux. Une heure après, la décrue s’amorçait et seules les caves de la Banque Populaire étaient inondées. En sera-t-il de même la prochaine fois ? Les voix préfectorales sont impénétrables, mais on peut imaginer que cette crue hivernale aura conforté le Préfet de Gironde dans sa décision. Celle de n’accorder aucun nouveau permis de construire sur la rive droite, tant que les digues de la Garonne ne seront pas consolidées. On peut dire que cette crue apporte de l’eau à son moulin !

Nous avions évoqué dans le précédent numéro de Bordeaux Quartiers le bras de fer qui est engagé entre les promoteurs immobiliers (publics et privés) et le représentant de l’État. Toutes les opérations prévues dans le programme Garonne/Eiffel
(la partie du projet Euratlantique sur la rive droite) sont bloquées et nombre de permis de construire sont en souffrance tant que la Cub, la Ville, le Syndicat intercommunal (composé des communes de Bordeaux, Bouliac, Cenon et Floirac) chargé de l’entretien des digues, ne s’engageront pas à financer un ambitieux programme de confortation. Or, toutes les instances concernées par cette question se renvoyent la balle, de peur de payer une trop grande part de l’addition.
La Cub craint qu’en acceptant de piloter ces travaux, une nouvelle compétence lui échoie. Ce différend s’éternisant, Alain Juppé et Vincent Feltesse, pour une fois dans le même bateau, se sont mis d’accord pour y mettre un terme. Les barrages politiques ont fini par craquer et le vendredi 17 janvier, lors de la réunion du Conseil de la communauté urbaine, les élus ont décidé de consacrer près de 30 millions d’euros pour financer des travaux sur les digues entre Bouliac et Bordeaux-Brazza. À titre de comparaison, le futur Zénith vaudra à peine deux fois plus. Pour mener à bien ce programme, la CUB s’est attribué un mandat de maîtrise d’ouvrage (ce qui lui évite de jouer des prolongations sur d’autres rives de la Garonne). C’est au Syndicat de protection contre les inondations d’engager les travaux. Ceux-ci n’interviendront pas avant plusieurs mois mais cet engagement est suffisant pour que le Préfet lève le coude qu’il avait solidement posé sur la pile des dossiers des permis de construire d’Euratlantique rive droite. Les enjeux étaient tels que la raison a fini par l’emporter.

 

Un flot de projets

La liste des projets bloqués par les services préfectoraux était impressionnante. Rappelons que le volet Garonne-Eiffel prévoit la construction du siège social du groupe Fayat, la transformation de l’actuelle caserne des pompiers de la Bastide, la construction d’une nouvelle caserne pour le SDIS, celle de trois groupes scolaires, d’une crèche et d’un collège. Sont aussi prévus des terrains de jeu, une bibliothèque, des espaces verts, le centre de culte musulman ainsi que des centaines de logements et de bureaux. À ces chantiers est venue s’ajouter la décision de construire le Zénith de Floirac. C’est l’architecte Rudy Ricciotti qui a été retenu pour cette opération très attendue.

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