Home Non classé Grand film de Bordeaux, la pharmacie François au générique

Un mal de tête persistant ? Besoin de lait maternisé pour le petit dernier ? Plus de pansements ? Et justement, vous voilà de passage cours Alsace-Lorraine. Foncez donc acheter vos produits au numéro 70, à la pharmacie François, histoire d’associer un achat banal à une visite insolite. Voilà déjà 285 ans que les bordelais peuvent aller y acheter leurs médicaments. En 1729, lorsque la famille Fosse créa cette enseigne, le cours Alsace-Lorraine n’existait pas encore. On entrait alors dans la boutique par la rue du Pas-Saint-Georges alors appelée « rue des Epiciers ». La pharmacie était plus grande et composée d’autres espaces comme l’herboristerie, l’épicerie et l’officine. Lors de l’ouverture du cours Alsace-Lorraine, en 1865, la pharmacie est complétement redécorée : bois exotiques, marbres polychromes, miroirs, dorures et au milieu de cet impressionnant décor, une superbe horloge bleue réalisée par l’horloger Guignan, rénovateur de la grosse cloche.
Des suppo au chocolat
Depuis cette date, rien n’a changé sauf les médicaments. Vous ne trouverez plus de suppositoires au chocolat que la famille Fosse inventa pour le confort de ses clients (le chocolat fondant à la température du corps, les suppositoires furent enrobés de beurre de cacao). Plus d’hépascol en rayon non plus : ce médicament à base de feuilles d’artichaut de Macau fût également inventé par la famille Fosse afin de soulager les maux gastriques. Aujourd’hui, Dominique, le pharmacien titulaire de chez François depuis 11 ans, vend les mêmes médicaments que ses concurrents, mais en musique : reggae, jazz et classique sont au programme : « C’est une pharmacie décalée, alors on est nous-même un peu décalés ! ». Mais c’est assurément celui qui officie dans la plus belle pharmacie de Bordeaux, ce qui n’est pas un avantage tous les jours : «L’office du tourisme débarque avec parfois des groupes de 70 touristes qui doivent rentrer par groupe…Les gens disent, « oh c’est beau ! » et puis repartent. Nous restons avant tout une pharmacie de quartier. Si je ferme ici et j’ouvre en face, j’aurai le même nombre de clients, constate Dominique. Cela dit, notre relation avec eux est tout de même particulière car ils posent des questions sur la pharmacie, ça crée du lien».

Pharmacie François : 70 cours Alsace-Lorraine
www.lapharmaciefrançois.com

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