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Médecin, moustiques et ragondin au programme de la réunion du nouveau quartier du lac.

Des moustiques, une mystérieuse caméra, un médecin attendu comme le messie, un arrêt de tramway… dans cette énumération à la Prévert on trouve même un raton laveur ou plutôt d’un ragondin. Tous ces sujets (et quelques autres) étaient à l’ordre du jour de la réunion des habitants du quartier Ginko. Pour ne pas rallonger les débats, Nathalie Delattre, la maire-adjointe du secteur Bordeaux-Maritime a exclu des discussions tous les contentieux entre locataires, propriétaires et constructeurs. La consigne a été suivie dans l’assistance, les problèmes, comme le linge sale se règleront en famille, les nouveaux Ginko ont compris qu’à force de se plaindre, c’est l’image toute entière de leur quartier qui se trouve écornée. C’est donc avec une pointe d’humour que l’on a abordé la question des moustiques. Ceux qui ont été repérés à Ginko au cours de l’hiver dans les sous-sols sont, selon les spécialistes moins dangereux que ceux qui sévissent aux beaux jours. Ces derniers sont attendus de pied ferme et la ville a un plan pour stopper une éventuelle invasion. Si la guerre à l’insecte est déclarée, le ragondin bénéficie d’une forme de bienveillance de la part de Nathalie Delattre. La chasse au quadrupède est ouverte mais attention no’kill ! Sa capture est devenue l’attraction du quartier.

À plusieurs reprises, des trappeurs ont tenté de l’attraper, en vain. Le ragondin aime Ginko au point de ne pas vouloir le quitter. Résultat, sa cote d’amour est en hausse et une pétition circule pour demander son droit d’asile. Signe de son acclimatation, l’animal a désormais un petit nom, Rico. Certains facétieux voulaient l’appeler Rocco, pour rappeler que cet animal était de la famille des castors. Plus surprenant est de voir Ginko confronté à un dilemme que l’on pensait réservé au secteur résidentiel du centre ville : les difficultés pour stationner son véhicule à proximité de son logement. Plusieurs explications à cela : les consignes d’encourager l’usage des transports en commun ont incité les promoteurs à faire des parkings à minima. S’ajoute à cela le refus de bons nombres de locataires de louer un emplacement en sous-sol afin de ne pas alourdir le coût du loyer. Ce sont eux qui réclament aujourd’hui de pouvoir se garer gratuitement. Quand on sait que le nombre de résidents est appelé à tripler, on devine déjà la nature des discussions des réunions de quartier dans quelques années. La bonne nouvelle c’est bien sûr l’arrivée du tramway, l’installation prochaine d’une base de V Cub et fin 2014, ce sera le tour des Bluecar.

Une caméra pirate ?
Les incivilités et les premiers actes de vandalisme démontrent aussi que Ginko n’a pas été créé sur une autre planète. Papiers gras jetés à même le sol, mégots, gobelets, cartons d’emballage balancés par la fenêtre par des locataires en cours d’installation… que faire ? que dire ?

Plus malveillantes sont les tentatives à répétition (quatre à ce jour) pour supprimer les chicanes d’accès au parc Bülher. La ville tient bon et remet en place ce qui a été détruit, sachant que la finalité de l’opération est de permettre aux quads et aux motos d’entrer pour se livrer à des rodéos sauvages. Une question banale a tourné au gag, elle portait sur l’usage de la caméra installée en haut d’un mât planté place Jean Cayrol. Ville, Cub, policiers, promoteurs… se sont alors regardés interloqués. Personne ne connaissant l’existence de cette caméra et bien sûr qui pouvait l’utiliser !

Souriez, vous êtes filmés !

 

Un médecin SOS

«Bordeaux-Lac, nouveau quartier, habitants cherchent médecin pour ouvrir cabinet, clientèle à venir… cette annonce d’emploi passera peut-être un jour sur le site du Bon Coin, vu l’importance qui se manifeste à Ginko, autour de cette question.. Le A l’horizon 2015, la société Plein Soleil a l’intention d’ouvrir un EHPAD à Ginko ainsi qu’une Maison de santé, mais cela semble encore loin. Jean-Brice Pochet, masseur-kinésithérapeute, fraîchement installé 23, cours de Québec, souhaite lui-aussi l’arrivée d’un confrère médecin. Il se dit prêt à partager avec lui des locaux pour créer un pôle de santé. Reste qu’avec ses mille premiers habitants ce nouveau quartier rencontre une problématique comparable à celle des villages de nos campagnes profondes. Voilà qui lui donne un petit parfum de ruralité.

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