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Home Mon Quartier St-Augustin Enkas Street Food, servi sur un « plateau »

« Enkas Street Food »,  c’est le nom d’un drôle d’engin roulant garé tous les jours à la sortie de l’hôpital Pellegrin, à l’heure du déjeuner. Karima en est la chef-pilote.

Karima Pin n’a pas les chevilles qui enflent mais les mollets qui gonflent ! Entre le poids de son triporteur et ceux de ses frigos et contenu, c’est une cargaison de près de 300kg que transporte la cuisinière ambulante tous les jours ! Une assistante électrique est tout de même là pour lui donner un coup de pouce pour ne pas dire, un coup de pédale.  « Le matin, je prépare mes menus dans la cuisine d’un restaurant, ensuite, je charge tout et de 11h30 à 14h30, je m’installe devant l’hôpital Pellegrin, là où la mairie m’a accordée un emplacement » explique cette ancienne salariée des assurances. Elle a décidé, il y a deux ans, de consacrer sa vie professionnelle à sa passion, la cuisine. « Ca faisait longtemps que j’avais envie de me lancer dans la restauration. La société pour laquelle je travaillais était en pleine réorganisation, alors je me suis dit que c’était le moment de me lancer » raconte Karima. Après avoir cherché comment concilier sa vie de famille avec un métier réputé accaparant, elle a monté ce projet original de restauration rapide qui lui permet de conserver ses soirées libres puisqu’elle ne travaille pas le soir.

Clients fidèles

« Mon concept tourne autour du développement durable avec déjà le choix du triporteur, mais aussi avec l’installation de panneaux solaires situés sur le toit de ma structure qui alimentent mes frigos », explique Karima. Et ce n’est pas la météo hivernale avec ses coups de vent et ses pluies parfois diluviennes qui arrêteront Street Food de rouler : « Lorsque le soleil est en panne, je recharge mes panneaux solaires chez moi. Et quel que soit le temps, je suis là. Je ne veux pas que les clients se posent la question de ma présence ou non en cas de mauvais temps » et d’ailleurs, l’intrépide et courageuse cuistot précise que c’est le vent son pire ennemi, « il faut que je trouve un truc pour réaménager la structure afin d’y faire face ». En attendant, son engin est déjà sacrément bien pensé. On peut même déjeuner ou boire un café sur place grâce à de petites tablettes. « Je me suis installée mi-juin. Les gens étaient surpris au début ! Ils s’arrêtaient pour me poser des questions, intrigués par mon engin ! Aujourd’hui, j’ai des clients fidèles. Il s’agit surtout du personnel hospitalier, il y a des étudiants aussi », la preuve en est avec ce jeune homme qui s’approche timidement et s’inquiète du mode de paiement : « Vous prenez la carte bleue ? – Oui, bien sûr ! – Génial ! Alors je vais vous prendre un sandwich Bolton (NDLR : pain brioché, bacon, brebis, roquette, crème de pruneaux) ».  Les menus changent toutes les semaines et Karima, toujours soucieuse du respect de l’environnement, privilégie les producteurs locaux. De quoi bien se remplir le bidon avant de repartir la tête dans le guidon. Aujourd’hui, elle imagine et espère faire des petits et proposer son concept dans d’autres quartiers de la ville. Affaire à suivre ! En attendant, rendez-vous tous les jours au pied de l’hôpital Pellegrin, de 11h30 à 14h30 pour déguster ses en-cas dont les prix vont de 6,80€ à 11€. Par contre, le sourire et l’accueil particulièrement chaleureux de Karima, c’est gratuit !

Marie Blanchard

 

ENKA Street Food
Tous les jours de 11h30 à 14h30 devant l’hôpital Pellegrin, rue de Canolle.
www.enkas-streetfood.fr 

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