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La mairie de Bordeaux envisage la fermeture de certaines impasses du centre ville, jugées insalubres et dangereuses.

« Vous voulez connaître le nombre d’impasses dans Bordeaux centre ? Aucune idée, nous n’avons pas de décompte ». Pour arriver à cette réponse – peu satisfaisante – le chemin est long. Mairie, CUB… Personne ne semble savoir et pourtant elles sont bien là. Faye, Sully, Fauré, Luckner, Soubiran, Clémenceau, Agen, Margaux, Saint Amand… Et bien d’autres qui posent en ce moment bien des soucis aux institutions et aux riverains bordelais ! Hygiène et sécurité obligent.
Au mois d’août, Alain Juppé a donné un accord de principe à la fermeture de l’impasse Fauré. De nombreux riverains s’étaient plaints auprès de Jean-Louis David, l’adjoint en charge de la proximité, du trop grand nombre de personnes qui utilisait cette impasse comme urinoir.Pour Élise, riveraine de l’hyper-centre, les impasses sont des « coins insalubres où les couples se retrouvent passablement éméchés »… Toilettes publiques sauvages, coins des amoureux, une vie nocturne, passablement tapageuse en somme, anime ces impasses. Mais selon Élise : « si ce n’était que ça ! Je me rappelle l’histoire du jeune homme poignardé », relate la jeune femme, faisant référence au fait divers de juin dernier, impasse de la Cité Pavie.

Réinvestir l’espace communautaire ?
La mairie réfléchit donc à un moyen de sécuriser ces impasses, en limitant l’accès aux seuls ayants-droit. Un accord de principe a donc été passé pour une fermeture sélective de l’impasse Fauré et du passage de l’Hôpital. D’autres voiries vont-elles demander à bénéficier du même traitement ? Et quid de la définition même de l’espace public ? Celui-ci, en urbanisme et en droit, est un espace qui appartient à tous. « Privatiser une rue revient à priver les riverains de liberté d’aller et de venir dans la ville ! », s’insurge Pierre, un habitant du quartier. Alors que faire ? « Les impasses sont dangereuses et sales car on les abandonne », poursuit-il, avant de noter que si « on les entretenait et on les surveillait, il y aurait moins de problèmes ». Et selon lui, les solutions existent  : éclairages renforcés, remise en service d’urinoirs, installation de jardins partagés entre voisins dans lesdites impasses… Et si on osait sortir de cette impasse ?

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