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Home Mon Quartier St-Michel Bacs sélectifs, mention pas passables

La place Saint-Michel après la bombe… C’est l’impression qu’elle donne en ce début décembre. Les entreprises de travaux publics sont à pied d’œuvre avec pour consignes de limiter les dégâts et d’avancer de façon à ce que les terrasses puissent s’installer l’été prochain. Le compte à rebours est quotidien…

Un immeuble rue Canihac menaçant de s’effondrer suite à des travaux entrepris par le Conseil général oblige une femme à quitter son appartement, sans avoir de perspectives de relogement.

Une riveraine du chantier de la future cité municipale qui vient en conseil de quartier supplier que les travaux s’interrompent au moins la nuit pour lui garantir un peu de sommeil. Des commerçants de la rue Fondaudège qui tremblent déjà à l’idée que la construction de la ligne de tram va faire fuir leurs clients… La liste est longue des inévitables dégâts collatéraux causés par les chantiers entrepris en centre ville.

La place Saint-Michel, sans dessus-dessous, ne sera pas l’exception à cette règle. Comment pourrait-il en être autrement quand on voit l’ampleur de la rénovation en cours et sa durée ?

Les élus et les services de la ville, en collaboration avec les entreprises présentes sur le site, multiplient les démarches pour que, comme ils disent, «les choses se passent le moins mal possible».

Le dialogue avec les résidents du quartier et notamment les commerçants est quasi permanent. À Saint-Michel, Fabien Robert, l’adjoint du quartier a trouvé comme interlocuteur l’association «Autour de la flèche». Solange Marchives,  Rabah Marouche, Claire Ruggieri et Frank Uruty sont aux avants postes pour recueillir les informations et ensuite les propager. Leur rôle de porte-parole est toutefois limité par l’individualisme forcené des commerçants du quartier : seul un tiers d’entre eux a adhéré à l’association censée les défendre et les représenter ! Conscient d’être sur la corde raide, comme le funambule de la flèche, Fabien Robert redoute le moindre grain de sable.


La peur n’évite pas le danger

Un retard sur le planning, un accrochage entre un ouvrier du chantier et des riverains, une canalisation qui pète, un mur mitoyen qui se fissure… ses doigts sont croisés en permanence.

La peur n’évite pas le danger… Celui-ci est arrivé au moment où il a fallu enfouir des bacs destinés au tri sélectif. Des études préalables avaient été menées pour trouver le bon emplacement, des discussions âpres, on le devine, avaient été entreprises avant de les installer… place Meynard à proximité de deux restaurants espagnols. Les commerçants et les riverains les plus proches du site sélectionné ont protesté et suggéré des emplacements beaucoup plus judicieux à leurs yeux. La pilule était sur le point d’être avalée, sauf que lorsque les pelleteuses ont commencé à creuser, les godets sont tombés sur un nid de câbles et de canalisation. Sur les plans fournis par les propriétaires de ces réseaux souterrains (eau, électricité…) aucun ne devait passer à cet endroit.

Il a donc fallu renoncer à cet emplacement et opter, non sans peine, pour un autre. C’est aujourd’hui chose faite, les bacs du tri ont été enfouis à proximité de la pharmacie de la Flèche mais on imagine aisément ce que ce changement suscite encore de protestations et de sous-entendus.

La suite au prochain numéro.

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