Home Mon Quartier St-Michel AMOS, une économie circulaire qui tourne rond

« Vivez la mode solidaire » c’est le nouveau slogan de cette association de réinsertion qui ouvre à Bordeaux sa quatrième boutique, cours de l’Argonne.

Nouvelle boutique, nouveau logo, nouvelle communication … AMOS donne un sérieux coup de jeune à un secteur -l’économie sociale- qui oublie souvent, faute de temps et de moyens, cet aspect du commerce.
Son nouveau point de vente est situé à deux pas de la Victoire. Il a ouvert ses portes avant l’été mais les élus bordelais ne sont parvenus à glisser dans leur agenda surbooké que la date du mardi 17 septembre pour l’inaugurer. Une bonne affaire pour AMOS qui profite d’une promo en deux temps : une fois pour l’ouverture et une fois pour l’inauguration. Nathalie Lacoste, sa directrice, a eu deux reprises l’occasion de rappeler le principe de fonctionnement de son entreprise d’insertion créée en 1994 par deux bonnes fées que sont le Secours Populaire et le Diaconat Protestant.

Sur le terrain, AMOS récupère des dons (vêtements, accessoires…) par le biais d’un réseau d’une vingtaine de bornes-containers répartis sur le territoire de la CUB. Ce  mode de collecte est comparable à celui du Relais. C’est ainsi que 200 tonnes de « fripes » sont récupérées chaque année. La récolte est triée, sélectionnée (1/4 est conservé, le reste rejoint la filière du recyclage) nettoyée et mise en vente dans l’une des six boutiques du réseau AMOS. Cette économie circulaire comme on aime à l’appeler emploie une vingtaine de salariés, motivés par le job, qui reste en moyenne un an dans l’entreprise. Ce laps de temps permet à ces personnes souvent dans le besoin de retrouver confiance en elles et de décrocher ensuite un job. Deux salariés sur trois qui passent chez AMOS retrouvent ainsi du travail après cette phase de réinsertion. Pour parvenir à ce résultat, les candidats font l’objet d’une sélection avec pour principal critère, la volonté de se réinsérer dans le monde du travail.
Et cette nouvelle boutique du cours de l’Argonne, comment est-elle ? Plutôt flashy en tout cas moins tristoune que d’autres points de vente de la même enseigne.
Son implantation dans le quartier de la Victoire a incité les concepteurs à oser style vintage du meilleur effet. Nombreux sont les clients, jeunes pour la plupart, qui entrent sans connaître la spécificité des lieux.
Les bonnes affaires sont sur les portants. Il faut fouiner et être là le bon jour pour profiter du bon arrivage. L’accueil souriant et débrouillard est assuré par Anait Avakian. Arménienne d’origine, la jeune femme est diplômée de journalisme et en attendant une place dans une rédaction, elle se familiarise avec les ficelles du métier de commerçant.
En plus du diocèse et de l’église protestante, cette boutique AMOS a bénéficié d’un coup de pouce de Norbert Fradin, le bon Saint-Maritain bordelais de la promotion immobilière. Propriétaire du local, il a accepté de le louer à l’association comme il avait auparavant loué à la Case un appartement rue Saint-James.
L’intéressé était là pour l’inauguration aux côtés de nombreux élus : Alain Juppé, Fabien Robert, maire adjoint du quartier, Véronique Fayet adjointe aux affaires sociales ainsi que Mathieu Rouveyre et Emmanuelle Ajon venus compenser l’absence de Vincent Feltesse.

 

Les boutiques AMOS
19, cours de l’Argonne
146, rue Sainte-Catherine
51, rue des Menuts à St-Michel
1, Cours St-Louis aux Chartrons
208, avenue d’Arès à Mérignac (entrepôt-boutique)

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